par admin | Mai 23, 2014 | Education
Une muselière, pourquoi, comment ?
Instrument de torture, mal nécessaire ou outil éducatif, la muselière soulève les passions…
Beaucoup de choses sont dites à son sujet et elle met mal à l’aise nombre de maîtres.
Faisons le point sur la question…
Ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas.
Une muselière est un ustensile, généralement en plastique, en nylon ou en cuir, destinée essentiellement à empêcher un chien de mordre, ou, par extension, à mal utiliser ses dents.
Elle est utile, voire indispensable dans certaines circonstances mais il est de cas où son abus touche à la maltraitance envers l’animal, comme nous le verrons plus loin.
Elle doit toujours être utilisée pour résoudre un problème spécifique, jamais en désespoir de cause.
Il y a muselière et muselière
Penchons nous quelques instants sur cet outil et voyons les différents modèles existants.
Il y a d’abord la muselière en nylon souple qui enserre le museau et ferme la gueule du chien. Il s’agit d’un instrument de contention, souvent utilisé par les vétérinaires, pour empêcher, durant quelques minutes, que le chien ne morde. Le temps de faire une piqûre à un toutou récalcitrant ou de mettre hors d’état de blesser l’animal qui vient d’être victime d’un accident douloureux.
Ce type de muselière présente aussi un avantage qui l’a fait apprécier du grand public : elle empêche le chien d’aboyer trop bruyamment, la dérive consiste donc à museler le chien pendant l’absence des maîtres ou lorsqu’il est laissé seul… et ce parfois durant 8 à 10 heures… nous parlions de maltraitance…
D’un prix très bas, c’est hélas trop souvent le matériel choisi par le maître mal conseillé.
Autre muselière, celle en cuir, dite de travail. Cette fois, nous avons affaire à un outil très sophistiqué, parfois même fait sur mesure par un artisan, et qui est essentiellement destiné aux chiens de travail ou de police. Des lanières adaptables permettent de bien la fixer à la tête du chien. Avec cet outil, le chien est capable d’aboyer, de boire voire même de manger.
Une « sucette », c’est-à-dire un morceau de cuir dans lequel le chien mord lors d’une attaque, est aussi fixée à l’avant afin de l’encourager à bien effectuer ce travail. Le plus grave défaut de ce type de muselière est son poids qui se supporte aisément lorsqu’on la met à un berger ou à un bouvier mais qui devient un gros problème pour les chiens de gabarit plus léger… quant aux petits chiens, pas de problème, on n’en fait pas pour eux !
Cette muselière doit absolument être entretenue pour que le matériau, même s’il est huilé, ne se dessèche pas, risquant de se craqueler. Un traitement à l’aide d’un produit ad-hoc devra être prévu chaque année voir même plus souvent si le chien la mouille régulièrement.
Ce type de muselière est d’un prix assez élevé, puisque fait à la demande, mais des copies moins sophistiquées se trouvent à un prix abordable dans les animaleries.
Certaines muselières ressemblent un peu à un petit panier plastique ou métallique auquel s’attachent des sangles de fixation, ce type d’ustensile est respectueux du chien puisqu’ici aussi, le museau est moins enserré par les matériaux utilisés, son seul inconvénient est, dans certains cas, sa légèreté en effet un grand chien déterminé peut facilement l’enlever d’un coup de patte ou la déchirer et la rendre totalement inefficace. Par contre, pour les petits chiens qui utilisent mal leurs dents, elle sera d’un grand secours.
D’un prix tout à fait abordable, elle se trouve en animalerie.
Citons aussi la muselière de course, mise aux lévriers lorsqu’ils se mesurent en cynodrome. Ici, nous avons affaire à un outil léger, en plastique ou métal, destiné à éviter les morsures entre chiens durant une course. Cet outil n’est adapté qu’à cet effet et ne doit pas être utilisé dans un autre cadre car il n’est pas prévu pour un autre usage.
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Dernière possibilité, la muselière éducative, en PVC, il s’agit d’un outil léger, efficace, solide, d’un entretien très facile et qui se fait sur mesure, il peut donc se trouver aussi bien pour Yorkshire que pour Dogue Allemand.
Muni d’une telle muselière, le chien peut aboyer, manger, boire, vomir, haleter… mais ne mordra personne !
Réalisée sur mesure, son prix est proche de celui d’une bonne muselière en cuir, mais son avantage est de pouvoir être rincée ou désinfectée en un clin d’oeil, de n’occasionner aucune gêne du fait de son poids. Nous verrons plus loin en quoi ce dernier outil est éducatif.
S’il est possible de trouver cette muselière dans certaines animaleries très bien fournies, elle peut aussi se commander dans quelques centres canins ou sur internet.
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Pourquoi utiliser une muselière ?
Une muselière s’indique dans tous les cas où le chien utilise mal ses dents, soit parce qu’il mord chiens ou gens, qu’il « mordille » comme le disent les maîtres d’un chiot à la dent trop facile, soit parce qu’il s’en prend aux meubles, au matériel, à l’intérieur des maîtres.
L’emploi de la muselière dans les lieux publics permet de prévenir un accident par morsure ou une bagarre canine, dans la maison, il évite au maître de se fâcher sur son chien, protège le milieu de vie des maîtres et remet le calme dans une maison où tout le monde s’énervait du fait des déprédations canines.
En extérieur, la muselière empêche le chien de ramasser et d’avaler n’importe quelle saleté qui traine et qui pourrait le rendre malade.
L’usage de la muselière est une obligation morale dans le cas du chien qui risque de mordre chien ou personne, en effet même si vous avez souscrit une excellente assurance, il n’en reste pas moins que chaque propriétaire a le devoir de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter un accident. Et si vous êtes pris en défaut, le tribunal n’hésitera pas à vous en incomber la faute… par défaut de précaution.
En outre, le chien mordeur fait vite la une d’une certaine presse et, provoque, à terme, des lois anti-chiens ou des restrictions d’accès dans de plus en plus de lieux publics.
Enfin, et ceci me semble l’essentiel, un enfant ou un adulte mordu par un chien en gardera toute sa vie le souvenir, que ce soit dans sa chair ou dans son esprit, et ceci est moralement inacceptable.
Une muselière ? Quelle honte !
« Mettre une muselière à mon chien ? Jamais, je ne vendrais plus aucun chiot !! », Voici ce que m’a un jour déclaré une éleveuse dont le mâle venait de tenter de tuer un autre chien !
Ne pas prendre de précautions alors que l’on sait pertinemment le risque couru est une attitude que l’on ne trouve pas que chez des éleveurs… Combien de maîtres, sachant qu’ils tiennent en laisse un chien qu’ils contrôlent mal, ne se promènent-ils pas dans la foule en pensant « ça n’arrive qu’aux autres » et si, par malheur, l’accident arrive, la bouche en coeur, ils vous avouent « c’est la première fois qu’il fait çà ! »… Evidemment, si c’était la dixième fois, on en aurait entendu parler !
Le fond du problème est finalement très humain : comment accepter le regard de l’autre, ce regard qui juge – très souvent mal à propos d’ailleurs – et qui vous classe, vous et votre compagnon, dans la catégorie des mauvais, alors que vous n’êtes en somme qu’un bon citoyen conscient du danger et qui prend ses responsabilités ? Mais allez raconter çà à la mère de famille qui change de trottoir avec ses enfants, ou à ce passant qui soupire, assez haut pour que vous l’entendiez; « pauvre bête, quel harnachement »…
Chien muselé, chien méchant ?
Il est trop simple, rapide et réducteur de faire l’amalgame entre le port de la muselière et la dangerosité du chien !
Le maître qui utilise cet outil de son plein gré affiche au contraire un choix préventif et sécuritaire, prend ses responsabilités en adulte, ose accepter d’être méjugé et mérite notre respect…
Des risques pour la santé du chien…
La muselière de contention en nylon léger doit être utilisé pour une durée très courte et sous le contrôle effectif de celui qui l’a placé, en effet un chien équipé de cette façon peut parfois boire du bout des lèvres, mais est incapable de se nourrir et pire, s’il doit vomir, il en est totalement empêché, avec le risque, bien réel, d’étouffement qui en découle.
En outre, n’oublions pas que le chien transpire par ventilation pulmonaire, s’il fait chaud, pour éviter de voir monter sa température corporelle, l’animal doit pouvoir haleter gueule ouverte, muni d’une muselière de contention, il ne le peut pas, d’où risque accentué de coup de chaleur.
Et comme certaines races visées par le port obligatoire de la muselière ont le museau court, il s’agit d’être encore plus attentif à leur bien être et à leur santé durant la période estivale.
Ajoutons qu’une telle muselière, laissée durant des heures au chien, retient la bave qui coule naturellement de la commissure des lèvres, ces dernières macèrent donc longtemps dans un liquide bourré de microbes et à température idéale. Appliqué durant quelques jours, ce traitement fait vite apparaître des champignons à la commissure des lèvres ou une irritation tout le long du museau, avec les soins vétérinaires qui en découlent, bien évidemment !
Un merveilleux outil éducatif
La muselière, et j’entends bien entendu par là celle qui permet au chien de vivre sans restriction respiratoire ou autre, est aussi un excellent outil éducatif.
– le chien qui attaque un congénère.
Lorsqu’il s’en prend à un autre chien, l’animal muselé ne pense pas à cet outil qui lui coiffe le museau, il n’a qu’une idée en tête : mordre l’autre pour le mettre en fuite. Et en effet, si vous êtes tout près, vous entendrez distinctement le bruit de mâchoires. Mais il n’y aura pas d’effet et le premier surpris en sera le mordeur : « comment, je suis sûr de l’avoir mordu, et pourtant il ne fuit pas, il ne crie pas…que se passe-t-il ? Ai-je encore bien toutes mes dents ? Donc, quand je mord, je ne suis ni effrayant ni dangereux… » Et petit à petit, le chien apprend ainsi qu’il n’est pas le grand méchant loup pour lequel il se prenait.
Et comme le maître aura suivi un cours destiné à l’aider à contrôler son compagnon, il agira dans le même sens.
De la sorte, en unissant éducation et outil, il est possible d’apprendre au chien à écouter son maître plutôt que son envie d’en découdre.
– le chien qui détruit
Toutou s’ennuie et laisse traîner ses dents… contre le pied de la table en merisier style Louis Philippe, comme il en a pris l’habitude, il commence à laisser ressortir son ego de castor, mais, bizarre, pas de copeaux de bois… bon, ben, puisqu’il n’y a rien à faire, allons faire un petit somme dans mon panier…
Combien de temps ?
La première chose que demande le maître qui décide d’utiliser une muselière est « combien de temps mon chien devra t’il porter cet outil ? » Là, je donnerai une réponse de normand : cela dépend, du chien d’abord, des circonstances ensuite. Un chien qui mord depuis 6 mois n’oubliera pas de sitôt d’utiliser ses dents… c’est d’ailleurs pourquoi il ne faut jamais laisser traîner les choses, car la situation se complique et s’envenime chaque jour un peu plus.
Jamais seule
Quelque soit le problème qui impose de mettre une muselière au chien, il faut que le maître soit bien conscient d’une chose : ce n’est pas en utilisant cet outil seul et sans autre action qu’il va solutionner le problème en question, il ne fera que le déplacer.
Il importe donc de toujours faire correspondre l’utilisation de l’outil et une action éducative avec l’aide et sous le contrôle d’un moniteur expérimenté.
Dans ce cas, et lui seul, la situation évoluera vers un mieux général.
En guise de conclusion
Contrairement à ce qu’affirment certaines personnes mal informées et peu au fait de la psychologie canine, la muselière, bien choisie et judicieusement utilisée, ne rend absolument pas le chien méchant, au contraire elle lui apprend à se contrôler… le tout est, comme en toutes choses, de bien l’utiliser.
La muselière et la loi
En Belgique, le port de la muselière n’est pas imposé au niveau national, cependant, certaines communes l’imposent pour différentes races canines.
Il est donc indispensable de vous informer de la réglementation de l’endroit où vous résidez.
A l’étranger, des lois existent à ce niveau, prenez donc vos précautions avant de partir pour que vous ne soyez pas pris en défaut soit lors de votre voyage, soit sur le lieu de vos vacances.
par admin | Avr 24, 2014 | Agility, Moutons, Terrain du club
Quand les chiens sont partis, les moutons dansent…
Eh oui, nous pouvons revoir le proverbe car, au mois d’août dernier, après une étude approfondie de la situation des terrains et sur les conseils de Cédric, notre jardinier, nous avons décidé de faire l’acquisition d’un « matériel » d’entretien des terrains plus écologique que la tondeuse traditionnelle.
Ils sont trois, et je voudrais vous les présenter.
Il s’agit de 3 jeunes béliers de la race de Soay.
Quelques jour après leur arrivée… arbres et buissons sont très envahissants
Leur nom vient de l’île dont ils sont originaires et qui se situe à l’extrême nord ouest de l’Ecosse.
Cette île, minuscule (1 km²) est inhabitée et la vie y est extrêmement rude : températures très basses en hiver, vents violents que rien n’arrête, falaises tombant à pic dans la mer…
Les ancêtres de ces moutons furent introduits sur l’île il y a environ 3000 ans, par des populations celtes, peut-être pour en faire un réservoir à viande fraîche… mais ce n’est pas prouvé.
Ces moutons se sont développés dans un environnement réduit et sont restés très proches de leurs ancêtres les mouflons. Du fait de cette situation, leur taille s’est réduite et ils sont devenus plus robustes que leurs congénères d’autres races, plus « travaillées » par l’homme.
Le mouton de Soay est très rustique, il ne demande que très peu de soins, ne doit pas être tondu et résiste bien aux maladies comme le piétin, de ce fait, il est devenu la vedette de l’éco pâturage : nombreuses sont les réserves naturelles où des individus sont installés et certaines villes en utilisent pour l’entretien d’endroits difficiles d’accès par des engins motorisés.
Autre avantage, il répartit sa ration alimentaire pour moitié en herbe et pour moitié en feuilles, branches, hautes herbes, buissons… Donc outre le fait d’être une bonne tondeuse, c’est aussi un débroussailleur de premier ordre.
Contrairement à la majorité des autres races ovines, le mouton de Soay est de couleur brune et les deux sexes portent des cornes en spirales.
Au vu de ses nombreux avantages, nous avons donc décidé d’en acquérir trois, ce qui est le nombre suffisant pour l’entretien de l’ensemble des terrains.
Sur les conseils d’un spécialiste belge de la race (www.soay.be) nous avons opté pour des béliers car, éthologiquement, les mâles vivent en groupe et séparé des femelles sauf au moment du rut. Comme nous ne voulons pas faire d’élevage, le choix était vite fait.
En outre, les mâles sont moins farouches que les femelles.
Pour assurer un bon démarrage, nous avons aussi pris des agneaux habitués à voir, à distance, des chiens !
Nos trois nouveaux pensionnaires sont arrivés le 14 août 2013 et, en quelques jours, on pouvait voir leur impact sur les ronces et sur l’herbe… C’est dire s’ils étaient efficaces.
Les ronces n’ont pas résisté longtemps à nos éco-tondeurs
Pour assurer leur sécurité et les rassurer, les moutons sont bloqués dans un petit parc lors des cours d’éducation et les chiens ne sont pas autorisés à les approcher, nous ne feront donc pas de travail sur troupeau avec eux.
Quasi inapprochables à moins de 2 mètres, vous aurez l’occasion des les voir de loin ou, d’assister à leur libération après les cours.
Et les crottes ? Elles ne sont pas bien grandes, se dispersent et se dégradent rapidement, de plus, nombre de chiens en font leur délice… Sans risque, sinon celui d’avoir une haleine un peu chargée…
Henri et Jean-Michel se sont chargés de leur faire un bel abri avec place pour la réserve de foin.
Cet hiver ayant été particulièrement doux, nos pensionnaires n’ont guère eu de problème avec le froid.
Au fil des mois, nos trois compères se sont habités au matériel qui occupe les terrains et se le sont appropriés.
Non seulement ils sautent sans effort par-dessus les haies et le saut en longueur, mais, après avoir squatté la table
voici qu’ils ont un nouveau passe-temps : se loger, à trois, dans les tunnels d’agility !
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Et, attention, pas n’importe comment : chacun a son niveau de préséance pour s’y installer…
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Le « A » a aussi été adopté…chacun y monte à son tour pour prendre l’élan suffisant pour heurter avec force le front de l’un ou l’autre de ceux restés plus bas…
Seules la passerelle et la bascule sont exclues de ce terrain de jeux… mais pour combien de temps ?
Les haies de fly ont un autre rôle : elles constituent des micro climats où les plantes poussent à l’abri du vent. Nos gourmets les bousculent donc d’un bon coup de corne pour pouvoir atteindre les délicieuses pousses qui s’y développent…
Avec le printemps, nos trois compères perdent naturellement leur laine… Tous les oisillons des environ ont un nid en pure laine vierge !
Bref, nos tondeuses sont non seulement très efficaces mais aussi d’une intelligence incroyable.
par admin | Mar 29, 2014 | Agility
Tous les samedis matin, le cours d’agility rassemble aussi bien les débutants que les chiens confirmés et ceux qui courent en compétition.
Ce samedi 29 mars, le temps était particulièrement beau, du coup, on se pressait sur le terrain !
Voici quelques images d’ambiance « début de cours » qui vous en diront plus…
Cléo se prépare…
Première leçon pour Iasko
Nax, déjà un « ancien »
Lola et Khépri ont terminé le cours d’obéissance
Sassie surveille l’installation du terrain
Découverte du parcours : les chiens attendent sagement leur maître
Sherwood au repos
Danny donne ses conseils
Pendant que, sous le tilleul, Cathy prend le soleil entourée de ses chiens
La position favorite de Laya : couchée sur le flanc !
Pendant ce temps, Tara et son maître attendent patiemment le début du cours de flyball
La meute des 5 australiens de Geneviève ne passe pas inaperçue !
Tout ce petit monde se côtoie sans difficultés
Et, en attendant son tour, pourquoi ne pas tailler une bavette ?
par admin | Mar 20, 2014 | Education
A moins de vivre dans une grande propriété et de ne jamais en sortir, marcher en laisse avec son maître est l’exercice que votre compagnon devra effectuer le plus fréquemment dans sa vie.
A propos de cet exercice qui semble si simple et si naturel à réaliser, voici quelques affirmations.
A vous de déterminer si elles sont vraies ou fausses puis, voyez les réponses et leur explication…
Le collier mis en étrangleur empêche le chien de tirer en laisse faux
le chien qui tire est décidé à avancer coûte que coûte dans la direction où il veut aller, qu’il soit ralenti par l’étranglement du collier lui importe peu, il est tout à fait capable de résister à l’étranglement durant des heures s’il le faut.
Malgré le fait qu’il manque d’oxygène au niveau de la tête, ce qui se voit au fait qu’il a les yeux qui s’injectent de sang, que sa langue devient bleu-mauve et qu’il respire en râlant, il continuera à tirer. Ici, le collier étrangleur nuit gravement à son bien-être sans rien lui enseigner.
Si ça marchant, nous ne rencontrerions plus de chien arc bouté au bout de sa laisse et tractant un maître qui s’évertue à garder un tant soit peu d’équilibre en marchant !
Pour qu’il ne tire pas en laisse, le chien doit considérer son maître comme son principal centre d’intérêt vrai
L’astuce est ici, si le maître est capable, par ses actions, de se montrer digne d’intérêt, alors son chien va respecter le territoire que ce dernier lui impose. Pour être certain de bien faire, le chien va régulièrement garder un oeil sur son maître et calquera son pas sur le sien.
Pour éviter que le chien ne tire, il vaut mieux lui mettre une laisse à enrouleur faux
Pour qu’une laisse à enrouleur se dévide, le chien doit tirer dessus, c’est donc tout le contraire qui se passe, il apprend que plus il tire, plus il augmente son espace.
Ajoutons que ce type de laisse n’est pas pratique à tenir en main et que, s’il faut soudain faire revenir le chien vers le maître, le système de rebobinage prend toujours un certain retard…
Mettre un harnais au chien à la place d’un collier est efficace pour l’empêcher de tirer faux
Bien souvent, dans les magasins et les animaleries, le vendeur auquel s’adresse un maître dont le chien tire, propose un harnais pour que le chien ne s’étrangle pas.
Si l’idée, éviter que le chien ne s’étrangle, est correcte à la base, le principe est loin d’être efficace.
Un collier agit directement au niveau du cou, par contre le harnais repose sur les épaules du chien, ce qui l’aide à tirer plus efficacement. En outre, et là les vendeurs ignorent ce fait qui est pourtant avéré, mettre un harnais au chien l’aide à prendre mieux appui sur ses antérieurs, mais pour être efficace, le chien a tendance à progresser en écartant les coudes vers l’extérieur de la cage thoracique. Au bout d’un certain temps, le coude va se décoller et le membre va se tourner légèrement vers l’intérieur, ceci étant un défaut d’aplomb grave chez un chien d’exposition mais aussi un problème qui, à terme, gênera le chien dans son déplacement et provoquera des douleurs à la marche.
Si le chien s’arrête de marcher, le maître doit l’attendre faux
Au contraire, lorsque le maître a décidé d’un trajet et d’une vitesse de déplacement, il s’y tient et ne les modifie que par sa propre volonté.
Si le chien décide de s’arrêter (sauf évidemment dans le cas où il doit faire ses besoins, et encore, attention aux fréquents arrêts de marquage des mâles – et parfois des femelles – qui se produisent toutes les 10 secondes si on le ou la laisse faire !!), le maître doit continuer sa marche, n’oublions pas que celui qui gère un territoire est le maître, si donc le chien décide de la vitesse, c’est lui le chef !
Un chien qui marche sans tirer sur sa laisse est capable de se déplacer sans laisse faux
Prenons un exemple : ce n’est pas parce que vous êtes capable de conduire votre voiture que vous pourrez, sans apprentissage, conduire un 35 tonnes avec remorque…
Il en va de même pour le chien, marcher en laisse ou sans laisse sont deux actes totalement différents, qui demandent chacun un apprentissage distinct et spécifique.
Vouloir faire l’un parce que l’autre fonctionne bien peut parfois se passer correctement, mais gare au dérapage…
Pour le chien, tirer sur sa laisse, c’est se mettre en compétition par rapport au maître vrai
Lorsque le chien tire sur sa laisse, c’est qu’il désire profondément suivre son envie du moment (aller renifler un endroit hors de portée, se diriger vers un congénère pour le saluer, jouer ou se battre avec lui…). Il est alors son propre chef et impose ses envies à son maître. Que ce dernier obéisse au chien et c’est parti, ce dernier recommencera de plus en plus fréquemment et surtout avec une insistance accrue.
En outre, lorsqu’il tire sur la laisse, il s’agit forcément d’une opposition puisque souvent, le maître en fait autant de son côté… et c’est celui qui a le plus de force qui gagne…
Pour apprendre au chien à ne pas tirer, il vaut mieux utiliser une laisse courte faux
Très souvent, les maîtres ont l’impression d’être plus efficaces en tenant la laisse de leur chien très courte, mais l’effet est inverse : tout d’abord, le chien apprend que, lorsqu’il est en laisse, d’office il y a tension sur celle-ci (et donc opposition de sa part), ensuite, le fait que la laisse est continuellement tendue empêche le maître d’agir efficacement, il est obligé de s’arcbouter sur la laisse et n’a aucune latitude pour intervenir.
Tout au contraire, une laisse détendue et touchant le sol apprend au chien à être attentif à son maître, ce dernier peut visualiser la position de la laisse et intervenir au moment où celle-ci commence à se tendre, enfin, il ne se situe plus dans un « jeu » d’opposition à son chien.
Le chien marche vraiment en laisse lorsqu’il est capable d’effectuer cet exercice sans laisse vrai
Eh oui, c’est une affirmation assez bizarre et qui semble en contradiction avec ce que nous avions dit précédemment de la suite sans laisse, mais en y réfléchissant bien, elle se vérifie.
Si un chien est capable de vous suivre en toutes circonstances sans laisse, c’est qu’il a compris (avec ou sans éducation) qu’il devait s’en tenir à un certain territoire par rapport à vous.
La laisse n’est donc plus alors qu’un accessoire dont vous pouvez vous passer mais qui est indispensable dans les lieux où elle est imposée par l’autorité ou nécessaire pour assurer la sécurité de votre compagnon.
par admin | Mar 16, 2014 | Promenades
Un grand beau temps avec ciel bleu sans nuage pour cette balade de mars à Villers-la-Ville.
Didier et Claudine, nos guides (avec Gherra leur chienne), avaient réalisé une reconnaissance des lieux la semaine précédente… nous étions donc bien avertis : boue il y avait !
Question parking, ce n’était pas le top mais tout le monde trouva place pour garer son véhicule et après l’arrivée de Manju et de sa maîtresse, trompés par un GPS récalcitrant, nous démarrâmes la balade.
Après un passage près des rails, les chiens furent promptement libérés et la galopade traditionnelle se fit suivie par la formation de paires ou de triplettes canines… au gré des envies de chacun.
De leur côté, les humains faisaient de même tout en progressant parmi les arbres.
Un petit ruisseau traversant le sentier obligea certains à jouer les équilibristes
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tandis qu’une zone boueuse, en montée, fut bien vite franchie.
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Myrtille, devenue suffisamment puissante, joua la provocation avec son frère puis avec l’un ou l’autre ado du groupe, les adultes la laissant « faire de son nez » sans sourciller…
Quelques flaques bien crasseuses attirèrent nos chiens…
Sur un chien blanc, vous imaginez l’effet !
Une zone plus dégagée fut choisie pour réaliser une jolie photo de notre groupe
mais aussi des trois bergers australiens du même élevage…
Certains en profitèrent pour faire boire leur toutou…
puis nous continuâmes notre balade.
Soudain, un chien bâté nous fit face… Tandis que son maître nous expliquait son projet de randonnée, nos chiens, surpris par cet être mi-chien mi-synthétique tentèrent de l’approcher…
mais il était trop méfiant et fit un grand tour pour nous éviter avant de rejoindre son maître.
L’incident fut vite oublié.
Un peu plus loin, le sentier longeait le cours d’eau…
ce fut le moment idéal pour faire nager ou patauger nos toutous…
et tous se pressèrent qui pour boire qui pour attraper une branchette qui pour essayer de « faire la loi ».
Mouillés mais un peu plus propres, nos toutous continuèrent à jouer et à se provoquer…
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![DSCN2004 [800x600]](http://ciecgenval.files.wordpress.com/2014/03/dscn2004-800x600.jpg?w=300)
Bientôt, nous arrivâmes à un petit tunnel sous voie et, quelques mètres plus loin, nous retrouvions nos voitures…
Tandis que la majorité du groupe repartait à ses activités du week-end, un petit groupe décidait d’aller prendre un repas frugal dans un établissement proche…
Ne parlons pas de la fin de ce dimanche, beaucoup l’ont passé à ronfler…